Je suis là et j'attends,
Je suis là et je le sens
Ce monde de Satan.
Bientôt le sang aura son océan.
Je voudrais de tout mon c½ur y croire,
Mais comment faire tant que la paix n'est qu'illusoire,
Tant que les balles transpercent toujours plus de c½urs,
Tant que la ranc½ur s'entoure de ses s½urs.
La haine m'éc½ure, le mal nous adore,
On l'explore, il est notre décor,
Il nous attend au tournant,
Il se montre toujours plus tentant :
Émissions télé, Publicité,
Il ne cesse de nous plébisciter,
Les futilités font mine de se parer de fatalité,
On parle en quantité, négligeant la qualité,
On ne distingue plu un jeu vidéo d'une vidéo réalité,
On entend "Wooooh" quand un village s'fait bombarder.
Les émotions sont au fond du tiroir,
La cruauté a ses raisons,
Les nations de la cruauté arrivent à se regarder dans un miroir,
Investissement dans l'aviation de destruction avant de donner des fonds à l'éducation,
La mission humaine est en détresse,
Richesse, Maîtresses, Belle caisse,
Gloire, Mémoire passoire,
Pleine armoire, victoire de l'avoir,
Avoir jusqu'à ne plus voir,
Voire ne plus rien savoir.
Cri de joie pour l'appareil dernier cri,
Étouffant le dernier cri d'une âme en crise,
Emprise du privé sur le primordial,
Du prix sur la préciosité,
Trop de conflits où prime le mal,
Clarté difficile à retrouver.
Contre les maux plus de mots,
Mais plutôt des chars d'assaut,
Les mercenaires contre les nerfs en tension,
C'est l'évolution de la communication.
Les armes se mêlent aux larmes,
Les larmes conduisent aux armes.
L'État vendeur d'armes n'a pas d'état d'âme,
Lui qui a tout bon dans ce désastre,
J'ai le vague à l'âme
Et ce drame me désarme.
რαε۷ą ŢФяиαðФ
